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L’art de converser avec soi-même en 10 questions (2ème partie)

Il y a quinze jours nous avions vu les cinq premières questions que fait résonner le poète anglais David Whyte en notre for intérieur. Ce questionnement sur soi, sur nos actes, nos façons de penser, d’interagir avec autrui et avec notre environnement peut véritablement amener un équilibre personnel se répercutant positivement sur notre mode de vie au quotidien.

Aujourd’hui, nous vous présentons la suite de cette série de questions.

 

6ème question : suis-je trop rigide dans ma relation au temps ?

 

En Irlande, où David Whyte a passé la majeure partie de son temps, les gens disent « le truc à propos du passé c’est que ce n’est pas le passé ».  Cette expression met en évidence le fait que nous devons vivre à tous les temps : au passé, au présent et au futur. Parfois nous occultons le fait que nous ne sommes pas dans l’obligation de faire un choix.

Quels que soient vos souvenirs ou vos expériences, bonnes ou mauvaises, vous devez vivre avec car ils font partie intégrante de vous et constituent vos forces comme vos faiblesses. La façon dont nous anticipons le futur forge notre identité actuelle. Le temps peut réellement asservir, devenir un fardeau. Le temps pris trop littéralement peut au final nous assujettir.

Une seule chose ne peut nous définir. En effet, tout ce que nous avons été, tout ce que nous sommes et tout ce que nous pouvons être sont autant de « nous » sur lesquels se construit notre individualité.

 

7ème question : comment puis-je prendre conscience de ce que je suis en train de dire ?

 

L’auteur souligne le fait que son art, la poésie, permet de s’entendre dire des choses que nous ne pensions pas savoir. S’obliger à articuler sa vie, son monde actuel et ses possibilités autour du futur constitue un réel apprentissage. Nous devons nous entendre dire les toutes petites mais substantielles choses qui nous révèlent à nous-mêmes.

David Whyte donne l’exemple de son amie qui, lorsqu’elle a un dilemme, va faire un tour en voiture et chante. Quel que soit le problème auquel elle doit faire face elle l’exprime en chanson. Cela lui permet de s’entendre elle-même sur ce qu’elle ressent et ce qu’elle compte faire. Certes il s’agit là d’une manière peu banale de s’écouter soi-même mais le but étant de prendre conscience de ce que nous disons et vivons au moment où nous le disons et le vivons.

 

 

8ème question : est-ce que je creuse au fond des choses ?

Dans l’ouest de l’Irlande, il y a de très vieux puits sacrés un peu partout. Les irlandais les appellent les « puits sacrés » ou « puits bénis ». Vous pouvez trouver dans ces puits des petits mots aux défunts, des bouts de ruban, des souvenirs laissés par des passants lorsqu’ils priaient pour un enfant ou une personne malade. Une fois par an, certaines églises locales donnent même la messe non loin de ces puits. Ancrés dans le paysage depuis des milliers d’années, ces derniers font partie de l’imaginaire collectif.      

 

Selon David Whyte, ces puits bénis sont d’authentiques lieux de recueillement propices à la réflexion. Lorsqu’il est confronté à une situation il se rend compte qu’il ne reste qu’à la surface du problème refusant de creuser la profonde dynamique source de tension en premier lieu.

Chaque relation, qu’elle soit amicale ou maritale, est basée sur une indulgence mutuelle. Vous vous sentirez forcément à un moment donné offensé par votre ami ou votre époux. La vraie question est : lui pardonnerez-vous ? Et plus important encore, vous pardonnerez-vous à vous-même ?

 

Nous devons approfondir notre propre entendement et compréhension des situations auxquelles nous devons faire face. Cette démarche facilite l’approche de soi et l’approche d’autrui. Elle nous rend plus égaux par rapport aux circonstances. Nous devons creuser et approfondir afin de ne pas voir qu’un seul aspect et afin d’élargir nos perspectives.

 

 

9ème question : puis-je vivre une vie faite de courage ?

 

Littéralement le mot courage ne s’apparente pas à Sylvester Stallone, bandeau au front, musculature saillante et collier de munitions autour du cou ! Le mot courage vient du vieux français « cœur ». Le courage correspond en réalité à la mesure de votre contribution sincère au monde.

Chaque personne essaie constamment de prendre des voies courageuses dans sa vie : dans son mariage, dans son interaction avec autrui, au travail ou avec elle-même. Néanmoins, le propre de l’humain est d’espérer pouvoir emprunter cette voie, faire ce pas courageux sans souffrance.

En outre, David Whyte estime que sans peine la démarche n’est pas sincère. Même le plus heureux des mariages se heurte à cette peine de cœur. Il n’existe pas de moyen d’être un bon parent sans un enfant brisant le cœur de ce parent. Un bon travail, une vocation nous prendra quand même en défaut. Si nous sommes sincères lors de l’examen de notre propre intégrité, nous devons obligatoirement, à un moment ou à un autre, être déçus de nous-mêmes.

 

L’auteur dépeint ce tableau noir non pas pour nous plonger dans une profonde dépression mais bien au contraire pour se débarrasser de nos peurs et assumer nos émotions envers nous-mêmes aussi négatives soient elles. Ces sentiments qui de toute façon nous habitent peuvent nous empêcher de nous réaliser et de prendre la voie du courage.  Il peut être miséricordieux de se dire « en réalité il n’y a pas de chemin à suivre ou de façon de faire sans en avoir le cœur brisé alors pourquoi ne pas l’accepter en arrêtant de vouloir ces circonstances extra spéciales qui m’empêchent de faire quelque chose de courageux ? ».

                                             

 

10ème question : puis-je être le saint béni de tous les saints dont mon futur bonheur se rappellera toujours ?

 

David Whyte pose cette étrange question en résonance à son poème intitulé le lit de Coleman. Il s’agit d’un poème à propos d’un endroit à l’ouest de l’Irlande où Saint Coleman vit. La dernière ligne du poème invite le lecteur à se rappeler du « saint béni, calme et vaillant dont votre future bonheur se souviendra toujours ».

Nous allons faire des pèlerinages que ce soit pour des saints, des artistes, des personnes célèbres car ces personnes nous ont légué quelque chose qui se perpétuera au fil des années constituant un cadeau généreux au futur.

Ce saint béni de tous les saints pourrait très bien être vous – la personne qui, au moment présent, prend une décision laissant son empreinte pour les années à venir et dont le futur bonheur se souviendra. Que pourriez-vous faire maintenant pour vous-même ou autrui pour lequel votre futur vous félicitera ?

A certaines questions vous y répondrez probablement facilement, d’autres questions vous bousculeront un peu plus ou provoqueront un véritable déclic en vous. Une chose est sûre s’interroger sur soi-même est libérateur et ne peut que contribuer à parfaire la connaissance de soi.

A travers ses différentes offres notamment Impacts4Talents et Impacts4Captains, Impacts4 vous accompagne dans la découverte de cette conversation avec vous-même. Pour en savoir plus, contactez-nous : contact@impacts.fr.

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