Category "coaching"

La semaine dernière, l’article résumant les grandes lignes du guide pratique pour comprendre et améliorer le travail en équipe a permis d’introduire le modèle des 9 C. Ces neufs processus et facteurs peuvent servir de points d’appui dans la mise en place de pratiques encourageant l’efficacité du travail en équipe. Dans le billet de ce jour, nous allons ainsi approfondir le 1er C de ce modèle : la coordination. Celle-ci, sous réserve qu’elle soit efficace, constitue le moteur principal agissant positivement sur les résultats collectifs.

 

La coordination : une harmonisation des processus et des comportements collectifs aux aspects multiples

 

Selon la définition de Dana Sims et Eduardo Salas, la coordination correspond à la mise en œuvre des mécanismes comportementaux nécessaire à la performance d’une tâche et à la transformation des ressources de l’équipe en résultats.  Les mécanismes comportementaux sont ainsi vitaux pour l’efficacité des processus et résultats collectifs.

Trois professeurs de l’école HEC de Montréal, Caroline Aubé, Vincent Rousseau et André Savoie ont  répertorié 29 composantes du travail d’équipe suite aux recherches et travaux publiés entre 1985 et 2005. Parmi ces variables la coordination est fréquemment désignée comme une dimension vitale. La coordination implique l’orchestration du déroulement et de la planification des actions interdépendantes[1].

De plus, la coordination nécessite l’utilisation de stratégies collectives pour aligner le savoir et les actions et atteindre les buts communs[2]. Elle est pluri forme puisque chaque individu au sein d’une équipe effectue des tâches identiques ou complémentaires variant en fonction du degré de leur interdépendance[3].

En outre, la coordination peut être :

  • explicite :lorsque les membres de l’équipe utilisent intentionnellement des mécanismes tels que la planification et la communication pour gérer leurs interdépendances.
  • Implicite[4]: lorsque chacun des membres anticipe les besoins de l’équipe et ajuste dynamiquement leurs comportements en conséquence sans avoir à être avisé au préalable.

Quelle soit implicite ou explicite la coordination demeure le moteur essentiel de la performance collective. En effet, les équipes ayant une routine de travail tout en répartissant les responsabilités sont plus efficaces. En 2006, Greg Stewart, professeur de l’université de l’Iowa, a mené une analyse de 93 études constatant qu’une autonomie accrue et une coordination intra-équipe correspondaient à une meilleure performance collective.

Par ailleurs, une coordination se révèle  être d’autant plus importante lorsqu’elle implique plusieurs équipes. En outre, la coordination semble prendre de l’ampleur lors de l’étude de systèmes nécessitant que plusieurs équipes travaillent ensemble vers un objectif commun. La coordination entre plusieurs équipes facilite ainsi celles de chacune des équipes.

 

La mise en pratique de la coordination au sein d’une équipe

 

Les responsables et managers d’équipes ont tout intérêt à observer et analyser de manière critique la coordination de leurs équipes surtout au moment de leur formation. En effet, une coordination efficace contribue à assurer des résultats positifs. A l’inverse, des défauts de  coordination peuvent accroître les erreurs, les malentendus et finalement bloquer la performance.

Il est primordial que les rôles des membres de l’équipe soient définis, avant même que la performance le soit, de manière à ce qu’ils soient clairs mais pas trop figés[5]. Pour maximiser les contributions de tous les membres de l’équipe et éviter les redondances au travail, une compréhension des rôles et des responsabilités doit être clarifiée afin de guider au mieux les attentes de chacun en matière de coordination. Cependant, les équipes doivent rester relativement flexibles. Si des besoins inattendus surviennent, les membres peuvent intervenir et y répondre.

En 2011, six auteurs[6] ont développé une liste de marqueurs comportementaux relatifs à l’adaptabilité de l’équipe soulignant l’importance de la coordination. Leurs suggestions reposent sur une communication efficace concernant l’état et les besoins tout en notant les indices susceptibles d’affecter la façon dont les membres synchronisent leurs comportements. Ainsi, l’instauration et l’encouragement d’une telle communication au sein des équipes assurent une certaine flexibilité dans la coordination.

Avant même de mettre l’accent sur les interactions, la clarification et la structuration des rôles constituent des moyens d’établir des modèles de coordination efficaces. Les équipes peuvent également utiliser les débriefings à la suite de leur performance afin d’examiner les aspects positifs et négatifs concernant l’efficacité de leur coordination.[7] Les débriefings ont des objectifs de développement en ce sens qu’ils permettent aux équipes de réfléchir à la manière d’améliorer leurs performances futures. En mettant à profit des débats constructifs, la coordination de l’équipe et d’autres résultats peuvent être améliorés de 20 à 25%.[8]

Par conséquent, en abordant la coordination pré et post performance, les organisations sont mieux préparées à encourager un travail d’équipe efficace. Rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir un nouveau C. D’ici là, nous vous invitons à consulter nos offres dont Impacts4Teams et à nous contacter pour en savoir plus : contact@impacts.fr

 

[1] Marks et al., 2001, p. 363

[2] Arrow, McGrath, & Berdahl, 2000; Brannick, Prince, Prince, & Salas, 1995

[3] Guastello & Guastello, 1998

[4] Rico, Sanchez-Manzanares , Gil, & Gibson, 2008

[5] E. Salas, M.A. Rosen, C.S  Burke, G. F. Goodwin et S. M. Fiore, 2006

[6] M.A. Rosen, W.L. Bedwell, J.L Wildman, B. A. Fritzsche, E. Salas, C. S Burke

[7] SmithJentsch, Cannon-Bowers, Tannenbaum et Salas , 2008

[8] Tannenbaum & Cerasoli, 2013

La pression et le stress ne sont pas la même chose. Cependant, le premier devient le second lorsque vous ajoutez un ingrédient : la rumination, cette tendance à penser continuellement aux événements passés ou futurs de manière négative.

Quand vous commencez à ruminer (vous remarquerez que votre attention est prise dans une spirale improductive, comme un hamster sur sa roue), recentrez-vous à travers des domaines dans lesquels vous pouvez mener une action utile.

Essayez cet exercice : tracez un cercle sur une feuille. Inscrivez toutes les choses que vous pouvez contrôler ou influencer à l’intérieur du cercle, et toutes les autres à l’extérieur.

Rappelez-vous que vous pouvez vous sentir concerné par des éléments externes (votre travail, votre équipe, votre famille) sans vous inquiéter pour eux.

Vous pouvez aussi mettre les choses en perspective en comparant un stress passé, avec un stress actuel – par exemple une maladie grave comparée à une vente manquée – ou bien en vous demandant “A quel point cela sera-t-il important dans trois ans?” ou “Quel est le pire qui pourrait arriver?”

Adapté de “Pressure Doesn’t Have to Turn into Stress,” par Nicholas Petrie

Face au conflit, il y a deux types de profils : ceux qui l’évitent et ceux qui le cherchent.

Les personnes qui l’évitent vont plutôt chercher à fuir ou à se cacher d’éventuels désaccords. Ils  attachent beaucoup de valeur à l’harmonie et aux relations avec leurs collègues.

Dans le cas inverse, ceux le cherchant sont désireux de s’engager dans les conflits lorsqu’ils surviennent (allant même jusqu’à trouver des moyens de les créer). Ils ont tendance à se soucier de la franchise et de l’honnêteté.
Aucun profil n’est meilleur et vos défauts dépendent de beaucoup de choses : votre expérience passée avec le conflit, les traditions culturelles dont vous êtes issus ou de là où vous travaillez, le contexte organisationnel et mêmes des normes de genre.

Le fait de connaître autour de quel style vous gravitez vous aidera à effectuer des choix conscients sur comment aborder un conflit. Si vous êtes une personne allant plutôt vers l’évitement, par exemple, votre instinct ignorera certainement la situation. Mais en sachant que c’est votre tendance naturelle, cela pourra vous aider à surmonter votre résistance face au problème et à trouver une solution.

Adapté à partir de l’HBR Guide to Dealing with Conflict d’Amy Gallo

Lorsque vous reprenez une équipe, vos nouveaux collaborateurs vont systématiquement chercher à savoir si vous êtes la personne la plus à même de les manager.

Vous pouvez les convaincre de vos compétences, en montrant des résultats dès le début.

Choisissez trois ou quatre problèmes simples, bien définis, et qui sont importants pour votre équipe. Résolvez-les ensuite conformément à la culture de l’entreprise.

Contentez-vous de ces effets immédiats : choisissez seulement ce que vous savez que vous pouvez résoudre.

Surmontez les obstacles, en identifiant ceux qui freinent votre équipe.

Pouvez-vous obtenir d’un supérieur, réputé comme difficile à convaincre, qu’il valide une demande de ressources de votre part? Pouvez-vous persuader d’autres responsables d’unités de démêler un plan de projet délicat ?

Si vous vous confrontez à ces problèmes difficiles, votre équipe saura que vous pouvez faire avancer les choses.

Sometimes it seems like nothing works the way it should. If you’re a human, you have probably hit that point where work is no fun, relationship is a struggle and you don’t even feel comfortable in your body.

 

At times like these, changing your life can seem overwhelming. There’s so much to do…where do you even start?

 

It’s quite simple, really…just change ONE thing.

 

Read a magazine article you would never typically even consider. Try a new type of restaurant. Take a different route to work. Any simple change of scenery can shift your perspective, and has the potential to drastically transform your life.

 

It’s like a ship at sea…if it changes course even one degree, 100 miles later it’s in completely new waters.

 

Of course, the most profound shifts are the ones you make on the inside. Annoyance can easily be turned into fascination. Frustration can be flipped to become gratitude. Even anger can be transformed if you simply turn it into a song.

 

You don’t have to tackle the whole enchilada, just make one simple shift.

 

And the best part is…it’s all experimentation. If you don’t like your new perspective, you can always go back to your old one.

 

What “one-degree” shift can YOU make TODAY?

Nos émotions sont des signaux qui peuvent nous donner de précieuses informations sur ce qui est important pour nous, mais seulement si nous y prêtons attention. La prochaine fois que vous sentez que vos émotions prennent le dessus au travail, prenez un peu de recul et examinez ce que cela signifie. Imaginons que vous êtes anxieux à l’idée de devoir faire des remarques délicates à vos subordonnés. Pourquoi êtes-vous inquiet ? En examinant vos émotions, vous réalisez que vous craignez de ne pas être juste car il s’agit d’une bonne employée. Considérez comment le fait d’avoir ou non cette conversation vous permettrait-il de vous rapprocher ou de vous éloigner de la voie de l’équité. En regardant la situation sous cet angle, vous pouvez voir que partager vos remarques et l’aider à réussir est effectivement beaucoup plus juste pour elle – et pour toute votre équipe – que de céder à vos anxiétés. Vous avez été capable de vous décrocher de vos émotions immédiates afin de faire un meilleur choix qui est fidèle aux valeurs qui les sous-tendent.

Si vous êtes dans une optique de développement personnel tout en sachant que cela retentira positivement sur votre vie professionnelle,  venez lire d’autres astuces : www.impacts4.fr

Adaptation de “How to Manage Your Emotions Without Fighting Them,” par Susan David

Avez-vous déjà eu une idée brillante tout en prenant une douche, en faisant du tricot ou en faisant de l’exercice ? Les moments “qui font tilt” ont tendance à apparaître lorsque nos esprits sont au calme et notre conscience est au repos. Vous pouvez nourrir ces moments en créant une atmosphère propice au calme et à la solitude. Peu importe la façon dont vous êtes occupé, faites de votre mieux pour faire des pauses entre les réunions et trouver un peu de temps seul. Isolez-vous dans une salle de conférence vide ou, mieux encore, quittez le bureau et baladez-vous à l’extérieur. Une fois que vous vous trouvez dans un endroit tranquille, ignorez ce qui se passe autour de vous et concentrez-vous sur vos pensées. Mettez votre téléphone en mode avion pour vous déconnecter complètement pendant un certain temps. Cela permettra à votre esprit de vraiment vagabonder, de sorte que votre cerveau ne manque pas le moment où l’ampoule s’allume !

 

Adaptation de “4 Steps to Having More ‘Aha’ Moments” par David Rock et Josh Davis

Il y a quinze jours nous avions vu les cinq premières questions que fait résonner le poète anglais David Whyte en notre for intérieur. Ce questionnement sur soi, sur nos actes, nos façons de penser, d’interagir avec autrui et avec notre environnement peut véritablement amener un équilibre personnel se répercutant positivement sur notre mode de vie au quotidien.

Aujourd’hui, nous vous présentons la suite de cette série de questions.

 

6ème question : suis-je trop rigide dans ma relation au temps ?

 

En Irlande, où David Whyte a passé la majeure partie de son temps, les gens disent « le truc à propos du passé c’est que ce n’est pas le passé ».  Cette expression met en évidence le fait que nous devons vivre à tous les temps : au passé, au présent et au futur. Parfois nous occultons le fait que nous ne sommes pas dans l’obligation de faire un choix.

Quels que soient vos souvenirs ou vos expériences, bonnes ou mauvaises, vous devez vivre avec car ils font partie intégrante de vous et constituent vos forces comme vos faiblesses. La façon dont nous anticipons le futur forge notre identité actuelle. Le temps peut réellement asservir, devenir un fardeau. Le temps pris trop littéralement peut au final nous assujettir.

Une seule chose ne peut nous définir. En effet, tout ce que nous avons été, tout ce que nous sommes et tout ce que nous pouvons être sont autant de « nous » sur lesquels se construit notre individualité.

 

7ème question : comment puis-je prendre conscience de ce que je suis en train de dire ?

 

L’auteur souligne le fait que son art, la poésie, permet de s’entendre dire des choses que nous ne pensions pas savoir. S’obliger à articuler sa vie, son monde actuel et ses possibilités autour du futur constitue un réel apprentissage. Nous devons nous entendre dire les toutes petites mais substantielles choses qui nous révèlent à nous-mêmes.

David Whyte donne l’exemple de son amie qui, lorsqu’elle a un dilemme, va faire un tour en voiture et chante. Quel que soit le problème auquel elle doit faire face elle l’exprime en chanson. Cela lui permet de s’entendre elle-même sur ce qu’elle ressent et ce qu’elle compte faire. Certes il s’agit là d’une manière peu banale de s’écouter soi-même mais le but étant de prendre conscience de ce que nous disons et vivons au moment où nous le disons et le vivons.

 

 

8ème question : est-ce que je creuse au fond des choses ?

Dans l’ouest de l’Irlande, il y a de très vieux puits sacrés un peu partout. Les irlandais les appellent les « puits sacrés » ou « puits bénis ». Vous pouvez trouver dans ces puits des petits mots aux défunts, des bouts de ruban, des souvenirs laissés par des passants lorsqu’ils priaient pour un enfant ou une personne malade. Une fois par an, certaines églises locales donnent même la messe non loin de ces puits. Ancrés dans le paysage depuis des milliers d’années, ces derniers font partie de l’imaginaire collectif.      

 

Selon David Whyte, ces puits bénis sont d’authentiques lieux de recueillement propices à la réflexion. Lorsqu’il est confronté à une situation il se rend compte qu’il ne reste qu’à la surface du problème refusant de creuser la profonde dynamique source de tension en premier lieu.

Chaque relation, qu’elle soit amicale ou maritale, est basée sur une indulgence mutuelle. Vous vous sentirez forcément à un moment donné offensé par votre ami ou votre époux. La vraie question est : lui pardonnerez-vous ? Et plus important encore, vous pardonnerez-vous à vous-même ?

 

Nous devons approfondir notre propre entendement et compréhension des situations auxquelles nous devons faire face. Cette démarche facilite l’approche de soi et l’approche d’autrui. Elle nous rend plus égaux par rapport aux circonstances. Nous devons creuser et approfondir afin de ne pas voir qu’un seul aspect et afin d’élargir nos perspectives.

 

 

9ème question : puis-je vivre une vie faite de courage ?

 

Littéralement le mot courage ne s’apparente pas à Sylvester Stallone, bandeau au front, musculature saillante et collier de munitions autour du cou ! Le mot courage vient du vieux français « cœur ». Le courage correspond en réalité à la mesure de votre contribution sincère au monde.

Chaque personne essaie constamment de prendre des voies courageuses dans sa vie : dans son mariage, dans son interaction avec autrui, au travail ou avec elle-même. Néanmoins, le propre de l’humain est d’espérer pouvoir emprunter cette voie, faire ce pas courageux sans souffrance.

En outre, David Whyte estime que sans peine la démarche n’est pas sincère. Même le plus heureux des mariages se heurte à cette peine de cœur. Il n’existe pas de moyen d’être un bon parent sans un enfant brisant le cœur de ce parent. Un bon travail, une vocation nous prendra quand même en défaut. Si nous sommes sincères lors de l’examen de notre propre intégrité, nous devons obligatoirement, à un moment ou à un autre, être déçus de nous-mêmes.

 

L’auteur dépeint ce tableau noir non pas pour nous plonger dans une profonde dépression mais bien au contraire pour se débarrasser de nos peurs et assumer nos émotions envers nous-mêmes aussi négatives soient elles. Ces sentiments qui de toute façon nous habitent peuvent nous empêcher de nous réaliser et de prendre la voie du courage.  Il peut être miséricordieux de se dire « en réalité il n’y a pas de chemin à suivre ou de façon de faire sans en avoir le cœur brisé alors pourquoi ne pas l’accepter en arrêtant de vouloir ces circonstances extra spéciales qui m’empêchent de faire quelque chose de courageux ? ».

                                             

 

10ème question : puis-je être le saint béni de tous les saints dont mon futur bonheur se rappellera toujours ?

 

David Whyte pose cette étrange question en résonance à son poème intitulé le lit de Coleman. Il s’agit d’un poème à propos d’un endroit à l’ouest de l’Irlande où Saint Coleman vit. La dernière ligne du poème invite le lecteur à se rappeler du « saint béni, calme et vaillant dont votre future bonheur se souviendra toujours ».

Nous allons faire des pèlerinages que ce soit pour des saints, des artistes, des personnes célèbres car ces personnes nous ont légué quelque chose qui se perpétuera au fil des années constituant un cadeau généreux au futur.

Ce saint béni de tous les saints pourrait très bien être vous – la personne qui, au moment présent, prend une décision laissant son empreinte pour les années à venir et dont le futur bonheur se souviendra. Que pourriez-vous faire maintenant pour vous-même ou autrui pour lequel votre futur vous félicitera ?

A certaines questions vous y répondrez probablement facilement, d’autres questions vous bousculeront un peu plus ou provoqueront un véritable déclic en vous. Une chose est sûre s’interroger sur soi-même est libérateur et ne peut que contribuer à parfaire la connaissance de soi.

A travers ses différentes offres notamment Impacts4Talents et Impacts4Captains, Impacts4 vous accompagne dans la découverte de cette conversation avec vous-même. Pour en savoir plus, contactez-nous : contact@impacts.fr.

Le poète anglais David Whyte maîtrise l’art du questionnement. Il n’hésite pas à se livrer à travers des anecdotes faisant écho à nos propres expériences. Il convie chacun à une véritable introspection salutaire et bienfaitrice. Selon lui, une bonne question façonne notre identité autant par le questionnement en soi que par la réponse apportée. Il expose dix questions qui devraient nous suivre tout au long de notre parcours de vie et rester constamment dans un coin de notre tête.

 

1ère question : sais-je comment tenir une vraie conversation ?

 

Lorsque vous discutez avec quelqu’un vous l’invitez à se dévoiler et à vous montrer ce qu’il veut et qui il est réellement. Cela implique une certaine vulnérabilité. De nos jours, nous avons tendance à associer la vulnérabilité à de la faiblesse or il est tout à fait possible de trouver de la force dans la vulnérabilité.

 

D’innombrables conversations peuvent être particulièrement fastidieuses mais la plus difficile reste sans doute celle entre un parent et son adolescent. Le parent essaye généralement d’offrir une perspective que l’adolescent trouve dépassée ou inutile. L’adolescent rétorque en se mettant sur la défensive et la discussion devient très vite stérile.

 

L’auteur raconte dans une anecdote qu’il a été confronté à ce genre de situation avec sa fille. En se rendant compte de la situation qu’il vivait au moment même où il la vivait il s’est dit qu’il n’avait pas là une vraie conversation. Il s’est demandé comment il pouvait y remédier. Il s’est alors donné dix minutes pour se calmer, en a profité pour préparer un plateau pour sa fille avec du thé et des cookies. Il a frappé à la porte de sa chambre et a dit d’un ton tout à fait différent « Allez Charlotte j’ai fait du thé allons parler ! ».

 

Dès qu’il a posé le plateau et qu’ils se sont assis l’un à côté de l’autre, presque par accident, il a su trouver les bons mots en disant « Charlotte, dis-moi une chose que tu souhaiterais que j’arrête de dire en tant que père et dis-moi une chose que tu voudrais que je fasse plus souvent ! ». Elle a eu ce tendre regard qu’il a toujours connu depuis son plus jeune âge. Elle était à nouveau disposée à parler car il l’avait réellement invitée à lui dire qui elle était aujourd’hui – pas ce qu’elle était devenue ni ce qu’elle avait été ou qui il voulait qu’elle soit.

 

2ème question : en quoi puis-je me donner sans réserve ?

 

La plupart d’entre nous ne savent pas ce pour quoi ils sont faits. Nous nous demandons si nous faisons simplement ce que tout le monde fait par manque d’idée, de force intérieure ou par paresse.

Apres avoir passé une mauvaise journée, David Whyte raconte que l’un de ses amis australiens un moine bénédictin l’a particulièrement surpris en lui révélant que le remède à l’épuisement et au surmenage n’était pas le repos mais le fait d’être sincère dans nos actes et agissements.  Dans son cas, cela signifiait que la vraie conversation avec sa propre vie se révélait à travers la poésie.

 

Posez-vous ces simples questions : qu’est-ce qui m’importe le plus : dans ma vocation, dans ma vie de famille, dans ce que je ressens et ce que je pense ? A chaque étape de nos vies nous devrions avoir ce genre de questionnement. La procrastination est chose aisée. Je répondrai à ce genre de question quand les enfants seront grands, quand j’aurai assez d’argent, quand je serai en retraite, quand je ne serai plus de ce monde ! N’attendez pas et posez-vous la question maintenant : en quoi puis-je me donner corps et âme en ce moment précis ?

 

3ème question : est-ce que je vis pleinement la situation présente de manière profitable ?

 

Les anciens disent souvent « si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ». En effet, La plupart des personnes vivent cinq ans en retard par rapport à la courbe de leur propre transformation. La tentation est grande de ne pas bouger de sa zone de confort et de rester à la traine face au changement. Les personnes osent franchir le cap de la transformation lorsqu’un évènement important survient (la perte de quelqu’un, un licenciement ou tout autre traumatisme). Il s’agit en réalité de rattraper le fil de la conversation et de s’y tenir (où est-ce que je me situe maintenant ?) sans se laisser distraire par ce qui se passe autour de nous.

 

Si vous étiez un fermier et que vous essayiez de récolter le fruit de la saison précédente, vous vous épuiseriez à moissonner quelque chose qui n’est plus. De la même façon tenter de cueillir des fruits trop mûrs ou pas assez             n’est en rien profitable. Tout est une question de timing. Il s’agit de vivre la situation présente, comprendre ce qui est train de se passer et attendre le bon moment pour en récolter les fruits.

 

4ème question : où se trouve mon temple, mon lieu de recueillement ?

 

En 1996, David Whyte a écrit le poème « The House of Belonging » dans lequel il parle d’une ancienne jolie petite maison dans laquelle il est venu vivre après la fin de son premier mariage. Dans ce poème il écrit :

                                            Voici le temps de ma solitude d’adulte

Et j’appartiens à cette solitude

Tout autant que j’appartiens à ma vie 

 

Cette maison représente pour l’auteur un nouveau départ fait de deuil mais aussi d’exaltation. Même si cette maison était petite et ancienne il la voyait comme remplie de perspectives et de nouveaux horizons comme si le restant de sa vie commençait à cet endroit. Il est important d’avoir l’équivalent de cette maison à chaque moment clé de notre vie. Où vous sentez-vous comme chez vous : dans votre appartement ? En bord de mer lors d’une balade ? Où avez-vous ce sentiment d’espace rempli de perspectives ?

 

Le philosophe français Gaston Bachelard met en exergue le fait que ce chez soi représente un endroit où vous pouvez rêver de votre avenir, un lieu protégeant vos rêves et où vous vous sentez assez en sécurité pour pouvoir vous lancer dans ce monde.

 

5ème question : puis-je être silencieux même intérieurement ?

 

Chacune de nos traditions religieuses, contemplatives, artistiques recommande d’apprendre à être seul et entretenir une relation avec le silence. Ce n’est certes pas  facile mais cela peut commencer avec le moindre moment calme qui se présente à nous. Rester silencieux au milieu d’un rythme de vie frénétique c’est comme choisir un nouvel instrument. Si vous n’avez jamais joué du violon et que vous essayez d’y jouer pour la première fois chaque muscle de votre corps vous fera souffrir. Ensuite à force de pratique vous entendrez votre première bonne note, puis un bref extrait  et enfin le son d’une douce mélodie retentira.

 

Cette analogie avec le silence prend tout son sens. En effet, vous ne souhaitez pas être confronté à votre silence intérieur la première fois mais à force de le côtoyer vous vous y habituez, vous l’apprivoiser. Le silence aura ainsi un effet inverse et sera une véritable invitation à ceux souhaitant se joindre à vous dans ce silence, ceux désireux de connaître qui se tient là dans le silence.

 

Vous l’aurez compris, David Whyte sait poser les bonnes questions, celles qui vous mettent face à vous-même. A travers ces questions vous apprenez à mieux vous connaître.  Vous verrez qu’en étant en phase avec vous-même les autres viendront se dévoiler à vous tout naturellement.

 

Pour découvrir la deuxième partie de cet article rendez-vous dans 15 jours, soyez sûrs que les cinq autres questions vous laisseront tout aussi songeur. Prêtez-vous au jeu, répondez aux questions vous ressentirez une grande paix intérieure !

 

A travers ses diverses offres notamment Impacts4Talents et Impacts4Captains, Impacts4 vous amène à vous révéler à vous-même. Pour en savoir plus, contactez-nous : contact@impacts.fr.

SARL au capital de 5 000 € enregistré au RCS Nantes 814 225 181 N° TVA intra communautaire: FR 21 814 225 181 Numéro de déclaration simplifiée Cnil:1951907v0